Nutriscare

15 juin 2009

www.nutriscare.org

La production mondiale est aujourd'hui plus que suffisante pour nourrir convenablement  6 milliards d'êtres humains. Pourtant, un milliard de personnes souffrent toujours de la faim et des maladies liées à la sous-alimentation.

NutrisCare est une association de Nutritionnistes et d' Enseignants dont le but est de  prévenir et traiter la malnutrition en France et à l'étranger en :

- menant des actions de sensibilisation en France dans les établissements scolaires et centres de loisir en partenariat avec nos collègues enseignants mais aussi avec les animateurs et éducateurs.

- soutenant l'allaitement maternel à travers des réunions mensuelles

- proposant aux populations vulnérables des pays émergents, des solutions pour améliorer leur situation nutritionnelle, en partenariat avec des acteurs locaux, en utilisant notamment les avancées de la recherche en nutrition.

DSC_0710Pour cela, un programme personnalisé d'intervention est proposé aux organismes locaux qui nous sollicitent. Il n'est pas question d'imposer aux populations locales une vision occidentale de l'alimentation car Manger est aussi un acte culturel.
Il s'agit de travailler ensemble avec le personnel local, dans un esprit d'échange mutuel, à trouver les solutions les mieux adaptées à chaque situation .
 

 Notre action de lutte contre la malnutrition s'inscrit dans une double démarche:

- actions préventives ( notamment à travers l'éducation nutritionnelle ).

- actions curatives  

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16 juin 2009

Actualités de Nutriscare

Alimentation et précarité


Une animation sur cette thématique a été proposée à un public en situation de précarité, en partenariat avec l'association Via Voltaire (Octobre 2011)

Voir l'article ci-contre

Ouverture d'un programme en Inde?

Une mission d'évaluation réalisée en 2011 nous permet d'envisager l'ouverture d'un projet d'éducation nutritionnelle et de promotion de l'activité physique dans les écoles indiennes.

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Festival des divinités Hindous: char décoré avec fruits et légumes


Nutriscare recherche des financements.

(Voir l'article Mission d'évaluation en Inde)



L’association NUTRISCARE organise des rencontres mensuelles avec les mères qui allaitent leur enfant autour  d’une collation.

Ces rencontres sont organisées suite à la 1ère grande tétée qui s'est tenue à Sète le 11 Octobre 2009. Cette journée de promotion de l'allaitement maternel a mobilisé une 50aine de personnes. Cet intérêt nous a engagé à poursuivre le projet de soutien à l'allaitement à travers des réunions mensuelles.

 

 

Objectif de ces réunions: soutien, échanges, information pour améliorer ses compétences et réussir son projet d’allaitement

 

 

Mères allaitantes, celles qui s’interrogent, professionnels, Papas sont invités.

Une Sage –femme sera présente

 

Rendez-vous le Vendredi 27 Novembre 2009 de 14H à 16H30

A l’espace Victor-Meyer, Maison de la vie associative

11 rue des Moulins à Vent à Sète.

 

Entrée gratuite

Renseignements et réservations : 06.98.72.49.59/04.67.78.23.86

 

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 Prévention de l'obésité auprès des enfants du département de l'Hérault

L'équipe Nutriscare organise tout au long de l'année, des séances de sensibilisation à l'équilibre alimentaire auprès des enfants et adolescents dans les écoles primaires, collèges, lycées et centres de loisirs.
Notre équipe enseignante propose des animations pédagogiques spécifiques et ludiques adaptées à chaque public d'enfants.

Nutriscare a participé en 2010 au projet "L'égalité est dans l'assiette" organisé par le Ministère de l'Agriculture et de l'alimentation (voir http://cneap.scolanet.org/actualites/6065-projet__legalite_est_dans_lassiette_.aspx) auprès d'un groupe de jeunes enfants handicapés et de lycéens.


Préparation de la mission Philippines 2010

 

Nous sommes en pleine préparation du deuxième volet de notre mission "Philippines" à travers l'élaboration d'un Food's Education Pack adapté aux enfants des rues de Manille.
Voir Mission Philippines

Vous pouvez nous aider dans l'élaboration de ce pack en faisant un don
à l'association.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nutriscare : une équipe pluridisciplinaire

Selon l'UNICEF, la sécurité nutritionnelle d'une population dépend:
  - de la qualité des aliments consommés
  - de l'entreposage et du conditionnement
  - de la préparation
  - de l'administration
  - de la qualité des micro-nutriments
  - de la qualité de l'hygiène
  - des services de Santé

La majeure partie de ces paramètres peut être largement influencée par l'éducation nutritionnelle à destination des familles ou des professionnels de Santé.
C'est pourquoi il paraît opportun de permettre à de vrais professionnels de la pédagogie d'apporter leurs compétences afin de dynamiser les activités d'éducation nutritionnelle.

Ainsi l'association Nutriscare rassemble des professionnels de l'Education et de la Nutrition.

Les Nutritionnistes ont pour mission :

  • d'évaluer la situation nutritionnelle des populations concernées

  • déterminer les stratégies éducatives à proposer aux associations locales (ateliers d'éducation nutritionnelle, éducation par les pairs, formation de formateurs...)

  • de coordonner les actions de prévention en amont et sur le terrain

Les Enseignants ont pour mission :

  • de concevoir et organiser les stratégies éducatives retenues
  •  de concevoir  le matériel pédagogique adéquat

  • de mettre en place les stratégies éducatives sur le terrain, en partenariat avec les Nutritionnistes.    

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17 juin 2009

Compte-rendu Mission Philippines 2008

La mission 2008 s'est déroulée aux Philippines à Manille, dans le cadre de la fondation Virlanie qui nous a sollicité pour effectuer un bilan de la situation nutritionnelle des enfants pris en charge dans ses différents programmes.
Deux nutritionnistes sont partis faire une évaluation sur le terrain au cours de l'été 2008.
En Novembre 2008, notre équipe a remis aux responsables de la fondation, un rapport de mission faisant état d'une situatio très disparate dans les différents programmes, et en particulier d'un taux de malnutrition chronique assez inquiétant chez les enfants des rues. Suite à ce rapport, nous avons convenu d'élaborer un  projet d'action spécifique en partenariat avec le programme "Mobile school". Nous sommes actuellement en pleine élaboration de ce projet qui devrait débuter au mois de Décempbre 2009.

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Mission Phillipines 2010

Les ateliers d'éducation nutritionnelle ont démarré au sein de l'association Virlanie.
Au mois de Mai 2010, deux membres de Nutriscare ont rencontré le staff du programme Mobile School pour travailler avec eux sur les séances d'éducation nutritionnelle envisagées; et leur fournir le matériel pédagogique adéquat.

Compte-rendu de Mme Michel, coordinatrice du programme Mobile School pour l'association Virlanie:

1 – Presentation of the Program

The Mobile Unit is one of Virlanie Foundation’s outreach programs. It has been running since October 2006. It aims at reaching out street children in Manila and promoting their social integration through the provision of three joint components: education, health services and psychosocial interventions.

Understanding the condition of the street children (and their families), there is a need to intervene with some educational, healthcare and psychosocial services at the very areas where they stay. The mobile structure, with a specific street-based multi-disciplinary team of professionals in the three domains, helps to properly address the beneficiaries’ needs. They are full-time workers to ensure the feasibility of the program and to strengthen the team’s motivation to share their complementary skills in understanding the psychodynamics of the street children they work with and determine the appropriate interventions.

The team uses an attractive educational tool in keeping with street children’s transitory life style: a mobile school. The program has its own local curriculum which is different from the one of the conventional schooling system and more suitable to children with a weak background. It focuses on empowering street children (and their families) in making their own decisions by developing their self-esteem and self-image.

 

The present beneficiaries of the program are located in Divisoria, Manila.

 

2 – Support from NutrisCare.

 

The Virlanie Mobile Unit and NutrisCare Association started being partners in 2008 when nutritionists made a first visit in the program. They were directly exposed to the program through fieldwork and interaction with the communities. They were oriented on the program‘s services, especially about its nutrition component. This component is mainly composed of three services: supplemental feeding, weight monitoring and educational sessions on proper nutrition. 

The nutritionists made a survey on the beneficiaries’ nutritional status and assessed the efficiency of the existing services. They kindly offered their support as specialists on nutrition. The two partners agreed to work together on the development of modules aiming at improving the program beneficiaries’ food diversification.

 

At the beginning of 2010, France Callas, representative of her association, visited the program again. She provided modules and corresponding materials for the Mobile Unit team to use in their educational sessions. One of the main objectives of Virlanie Mobile Unit is to sustain its beneficiaries’ good health and nutrition plays a very important part there.

 

3 - Accomplishments

 

Note:

 

Even if the realia (or food replica) were used several times as materials for activities in the former months, the team chose July, known as the Nutrition Month, to start proper structured sessions on nutrition. Four sessions have already been conducted and other sessions are planned for the following months.

 

3.1 Organization

 

The sessions were conducted simultaneously for two sub-groups based on the beneficiaries’ age-brackets:

A - The smaller children aged 3 to 9. Participants: average of 30 children per session; most of them are members of street families.

B - The bigger children aged 11 to 18. Participants: average of 26 children per session; members of street families or children living in squatter areas but also children “off the streets” (living with their peers).

 

3.2 Objectives and corresponding activities/procedures implemented.

 

* With the smaller children:

The teacher started with the Concepts summary. The objective was for them to identify the composition of their last meal. They made drawings of their last food intakes, on the mobile school board. They were also given the opportunity to express themselves about their favorite food (fried chicken!). And they enjoyed the action song called “Watermelon”.

 

During the presentation of this first session, the facilitator brought out the realia and all their eyes were glued to them. When they saw a new material, they usually clapped or raised their hands and some expressed that it was the food they recently had. They were very excited and, at the same time, curious, as they wanted to touch or hold the materials. Most of them even imagined it was true food and pretended to eat them!

 

The second objective was for the children to make their own distinction between healthy and unhealthy foods and consequently to value healthy foods. The facilitator introduced three categories of food: Go, Grow and Glow Foods (Note: to make it simpler for younger children, rather than categorizing the food into 7 food groups). She made them guess what each category gave to their body (vitamins, protein, energy…). As an application of the lesson, the children were invited to stand in front of the audience, to choose one material from the realia, name it and put it in the right category.

 

They conquered their shyness by raising their hands to express themselves and even volunteered to do the given tasks in front of the other children. The fact that it gave them the opportunity to hold the materials helped a lot!

 

*With the bigger children:

Note: for that age bracket, it is easier to follow the modules of the NutrisCare Association the way they are. Nevertheless, the facilitator adds some games to develop their motivation. For example: a password relay related to food.

 

The facilitator also started with the Concepts summary. The objective was to find out the eating habits of children in order to point out the lack of diversification. Participants were asked to make drawings or a list of all the food they had on the previous day. Those are compiled in their respective portfolio (an activity folder). Then they shared their experiences.

The instruction was not to forget anything. And they attentively complied with that instruction…their answers were definitely honest!

 

In the second session, they discussed the different groups of food.

They had the choice of either cutting pictures of food from magazines or make their own drawings of foods (fruits, vegetables, etc.) on colored papers; they pasted them on a large blank sheet (Manila paper).

They were very creative. Some children managed to replicate the realia for their cut-outs to appear good. They were very proud of their work. Some children worked in groups and some preferred to work alone.

 

They were asked to create their own classification of the foods they eat. They classified foods according to their sources and explained their choice by justification. Then, the participants were told that there was another way of classifying the foods according to their sources. The 7 food groups were introduced.

One objective also was to find out their concepts about the number of meals a day and the meal’s menu. They had a collective reflection about the succession of different meals in a day and the succession of food in a meal.

 

3.3 Outputs:

 

The activities helped the team set up the participants’ food profile.

* Most of them eat meals twice a day only (“brunch” and dinner). Their food intake depends directly to their parents’ daily incomes which are not sufficient to meet their basic needs. Nevertheless, some children had only one proper meal (rice and viand or vegetables) per day and snacks composed of junk food most of the time. 

*A few children “off the streets” even admitted that they had nothing but junk food or “street” food all day long.

*Children living in the streets have difficulties identifying healthy from unhealthy foods. They don’t even know how to classify the food they eat. They just take anything in without knowing the harmful effects to their body. During the sessions, they started being aware of their unhealthy eating (and drinking!) habits; they usually do not have any schedule for meals: if they are hungry or thirsty and if they have a little money, any time of the day, they will buy food in the stalls around them in the market. And the stalls are full of cheap junk foods and soft or ‘energy” drinks.

 

 

The team realizes that the modules on nutrition can be very effective as it will help our beneficiaries to become aware of and monitor their eating habits. It is very important for Filipino children to know the right amount and kind of food to take every day especially for those children who are exposed to lots of unhealthy foods around them. The topics are very relevant due to the malnutrition issue which is common among street-based people. Educating them further and repeatedly about this topic or issue will hopefully make them understand the essence of it and eventually apply these learnings in their everyday lives.

 

 

Lots of thanks for your support!

 

 

Prepared by: Noted by:

Ms. Marie-Françoise MICHEL   Mrs. Arlyne FERNANDEZ

Mobile Unit Project Coordinator   VFI Program Manager

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18 juin 2009

Mission Nutriscare Philippines 2008

CARACTÉRISTIQUES DU PAYS

La République des Philippines est une nation constituée d'un archipel de 7 107 îles se situant à     l'ouest de l'océan pacifique à environ 1000 kilomètres au sud-est du continent asiatique.  

DSC_0712L'archipel philippin couvre une superficie de 300 439 km² (soit un peu plus de la moitié de la France) pour plus de 80 millions d’habitants.

C'est l'un des plus occidentalisés des pays asiatiques.

L'Espagne et les Etats-Unis, qui ont tous deux colonisé le pays, ont chacun eu une grosse influence sur la culture philippine qui est un mélange unique d'Orient et d'Occident.  

Capitale : Manille  

Climat : le climat local est chaud, humide et tropical. La moyenne annuelle de température est d’environ 30°C. On distingue généralement trois saisons :  

    -      la saison chaude : de Mars à Mai  

    -      la saison des pluies : de Juin à Novembre  

    -      la saison froide : de Décembre à Février  

Peuples et ethnies : majorité d'origine malaise, minorités chinoise et musulmane (Moros), mestizos (Filipino-Espagnols ou Filipino-Américains)
   
Langues : Les Philippines ont deux langues officielles : l'anglais et le filipino (tagalog). Environ 180 langues et dialectes restent usités dans l'ensemble du pays.
L'espagnol malgré la colonisation, n'est parlé que par environ 3 millions de personnes et reste une langue auxiliaire, tout comme l'arabe dans les régions du sud.
   
Religions
: 82% de catholiques, 9% de protestants, 5% de musulmans et 3% de bouddhistes
 

Institutions politiques : régime présidentiel
 
Principales activités : électronique, industrie du vêtement, tourisme
 

SITUATION SANITAIRE AUX PHILIPPINES

L’IDH (indicateur de développement humain) mesure le niveau atteint par un pays en terme d’espérance de vie, d’instruction et de revenu réel corrigé.

Il place les Philippines au 84ème rang sur 177 pays recensés en 2005.  

Iindicateurs de Santé de base :    

    · Espérance de vie à la naissance h/f (2004) : 65.0 / 72.0 années  

    · Espérance de vie en bonne santé à la naissance h/f (2002) : 57.1 / 61.5 années  

    · Mortalité de l’enfant h/f (pour 1000) : 40 / 28  

    · Mortalité de l’adulte h/f (pour 1000) : 269 / 149  

    · Mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes, 2000) : 200  

    · Prévalence VIH/SIDA adultes (15-49 ans) : <0.1%  

    · Total des dépenses de santé par habitant (2003) : 174 US$  

Le système de Santé philippin

Les Philippines présentent le profil de santé typique d'un pays en voie de développement.  

On y trouve donc simultanément :    

    - les maladies infectieuses : paludisme, pneumonie, tuberculose, etc. qui traduisent des lacunes d’hygiène ou de     possibilités de traitement (surtout dans les provinces)  

    - les maladies liées au mode de vie : maladies cardiaques, diabète, etc.  

Ces maladies dites chroniques sont souvent fortement liées aux habitudes alimentaires.

SITUATION NUTRITIONNELLE GENERALE

D’après la FAO (Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture), 18% de la  population philippine serait toujours sous-alimentée, alors que la moyenne des pays d’Asie du Sud-est est à 12%.    

La situation nutritionnelle du jeune enfant en particulier, est loin d’être satisfaisante.   



Dans ce pays où les disponibilités alimentaires semblent pourtant suffisantes (2500kcal/pers/jour)  pour couvrir les besoins quotidiens de chaque individu, le niveau de malnutrition reste toujours bien élevé.


 



 

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19 juin 2009

La crise alimentaire aux Philippines

Sans_titre_copie_1Redoutant la pénurie de riz dont les prix ont doublé aux Philippines, premier importateur mondial, la présidente Gloria Arroyo a lancé un vaste plan en faveur des agriculteurs. Elle a convoqué une réunion, avec tous les principaux responsables et ministres, dont l'objectif est de faire baisser ou au pire arrêter la hausse du prix du riz, base de l'alimentation de nombreux Philippins.

Deux-cent-cinquante millions d'euros de prêts aux agriculteurs ; rien que cette somme annoncée parmi beaucoup d'autres ce vendredi par la présidente, Gloria Arroyo, montre l'ampleur du plan que veut lancer le gouvernement philippin et surtout la crise alimentaire qu'il cherche à éviter.

Pour comprendre cette crise aux Philippines, il faut savoir que le pays est le premier importateur de riz au monde et que depuis plus d'un mois, les pays voisins réduisent les exportations. Les prix ont doublé et l'archipel craint la pénurie.  

Ce plan semble avoir un objectif : atteindre l'autosuffisance en riz. Ce prêt annoncé pour les agriculteurs est particulièrement bienvenu par des travailleurs qui se sentent délaissés et pour qui, « il est impossible de produire plus sans investissement », disent-ils.
Une autre mesure phare est le plan d'irrigation de 100 millions d'euros par an et qui reprend en fait et applique une loi de 10 ans, jamais vraiment financée. L'autosuffisance pour 2010.
Deux facteurs rendront cet objectif difficile à atteindre : l'importante croissance de la population de 2% chaque année, et surtout l'urbanisation qui a réduit de moitié en à peine 15 ans, la surface de terres irriguées aux Philippines.
 
Source: RFI

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Les problèmes de santé publique liés à l’alimentation restent encore très importants à l’échelle mondiale.

La faim (sous alimentation) concerne encore plus de 800 millions de personnes  

Les carences en micro-nutriments notamment en Fer, Iode et Vitamine A (appelées « la faim cachée ») concernerait plus de 2 milliards de personnes.

Augmentation des maladies chroniques liées à l’alimentation et de l’obésité (considérée comme une épidémie mondiale par l’OMS).

Les populations particulièrement vulnérables :  

  • l'enfant (lire l'article)
  • la femme enceinte
  • la personne âgée

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21 juin 2009

La malnutrition de l'enfant

La malnutrition de l’enfant revêt plusieurs visages, et  peut parfois passer inaperçue.

Sans_titre20_copie_2Tout le monde connaît le visage de la malnutrition aiguë (marasme, kwashiorkor), à travers les images diffusées par les médias lors de périodes de famine (notamment en Afrique).

Cette forme de malnutrition encore trop fréquente survient surtout dans les contextes de crises (famines structurelles, politiques, guerres…)

Cependant, la malnutrition chronique dont les formes sont moins « culpabilisantes » pour le grand public est beaucoup plus fréquente.

Elle se traduit notamment par un retard de croissance de l’enfant (très difficile à récupérer) et ses conséquences peuvent parfois être très graves autant pour l’individu lui-même, qu’à l’échelle de la population :

  • augmentation de la mortalité

  • diminution des capacités physiques et intellectuelles et donc retentissement économique important

  • chez les jeunes filles en âge de procréer, risque de retard de croissance in-utéro et donc apparition de générations fragilisées dès la naissance 

Le surpoids et l’obésité concernent également de plus en plus d’enfants à travers le monde et cette « épidémie galopante » n’est pas l’apanage des pays industrialisés : de nombreux pays émergents y sont confrontés. 

Les conséquences de cette forme de malnutrition sont tout aussi dangereuses à terme pour la santé de ces enfants.

webmaster_lignes_203 

 

 

 

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22 juin 2009

La personne âgée

Le premier risque nutritionnel d'une personne âgée est la dénutrition. La dénutrition augmente de 2 à 6 le risque d'infection et multiplie la mortalité par 2 à 4.

Elle constitue l'élément clé du pronostic vital des sujets âgés. Cest donc un processus à enrayer rapidement.
Les deux grandes causes de dénutrition souvent imbriquées, sont:

  • un hypercatabolisme consécutif à une pathologie, en particulier les infections
  • des apports alimentaires insuffisants

De nombreuses affections qui frappent généralement le sujet âgé (ostéoporose, fractures, infections, escarres...) peuvent être prévenues par une alimentation adaptée.

Sans_titreProtéines

Cet apport protéïque est essentiel, car associé à l'activité physique, il permet de lutter contre la diminution de masse musculaire (physiologique chez le sujet âgé) qui prédispose  à la dénutrition.

Enfin, les protéines stimulent l'activité des cellules responsables de la construction osseuse. Les besoins en protéines augmentent en cas d'infection, d'escarres ou de convalescence.

Le calcium et la vitamine D

Il est possible de limiter l'ostéoporose liée à l'âge en observant certaines mesures hygiéno-diététiques :

  • apport calcique et protéîque suffisant
  • exercice physique
  • exposition à la lumière solaire ou supplémentation en Vit D

Glucides

Il faut privilégier les sucres lents même si les personnes âgées (dont le sens gustatif s'est physiologiquement modifié) préfèrent s'alimenter de sucres rapides dans lesquels le goût sucré est plus facilement perceptible.

Il ne faut donc pas éliminer les sucres rapides de leur alimentation mais les réserver pour la fin du repas.

Les risques de constipation étant plus élevés chez les personnes âgées, il est important de consommer régulièrement des fibres.

Eau

Le volume d'eau corporelle et la sensation de soif diminuent avec l'âge. Le risque de déshydratation est donc plus élevé et notamment en période de chaleur.

Il est recommandé d'apporter au moins 1 à 1.5L de boissons par jour.

Dans les pays en voie de développement,la situation nutritionnelle du sujet âgé est très précaire.

En effet, la production de lait (principale source de calcium) et de produits carnés (meilleure source de protéine) est souvent insuffisante pour couvrir les besoins de la population et le recours à l'importation est fréquent. Ces aliments deviennent financièrement inaccessibles pour les populations les plus défavorisées et notamment les personnes âgées. Elles se retrouvent vite carencées et exposées à des risque sérieux d'infections et de mortalité.

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